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Les chutes : premières causes des 18 500 décès causés par des accidents courants
2010-03-10
Sur les quelques 18 500 décès causés en France en 2006 par des accidents de la vie courante, les chutes ont constitué de loin la première cause de décès (5 239) devant les suffocations ( première cause de décès chez les bébés de moins de 1 an), les noyades, les intoxications, les accidents causés par le feu et les autres accidents de la vie courante ( faux mouvements, électrocutions, chocs accidentels, piqûres-morsures).
Le bulletin épidémiologique hebdomadaire du BEH, rendu public aujourd´hui, observe que près de la moitié des décès causés par ces accidents ont lieu dans un établissement hospitalier (48 %) puis à domicile (25 %), dans une maison de retraite (9 %), sur la voie publique (5,1 %) et dans un autre lieu (7,1%). Cela, en sachant que les accidents du travail sont inclus dans cette comptabilisation, n´ayant pu être différenciés des accidents de la vie courante. Les personnes âgées de plus 74 ans sont les deux tiers des victimes de ces accidents mortels, les blessures- fractures dans la majorité des cas- étant principalement situées au niveau de la hanche (24 %) et de la tête (21%). L´étude menée par l´Institut de veille sanitaire (Invs) révèle par ailleurs une surmortalité masculine.
Chez les moins de 25 ans, la noyade demeure la première cause de décès par accident de la vie courante, mais, point positif, une forte diminution des décès par noyades est constatée ( - 13 % ) entre la période 2000-2002 et 2004-2006. La baisse du taux de mortalité par noyades est particulièrement significative pour les enfants de moins de 15 ans (- 30 %) « peut-être grâce aux campagnes de prévention et à la règlementation sur les produits pour enfants », note le BEH. De façon globale, le taux de mortalité par accident de la vie courante a diminué de 11 % entre ces deux périodes. « La prévention des accidents de la vie courante sous toutes ses formes doit être maintenue et renforcée pour que personne ne puisse décéder d´un accident évitable », indiquent les auteurs de l´étude, Linda Lasbeur et Bertrand Thélot.
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La grippe qui valait 1 milliard
2010-03-10
Selon les estimations du Journal du Dimanche (JDD) publié hier, la facture de la grippe A (HI-NI) pourrait dépasser le milliard d´euros. Compilant toutes les informations à sa disposition ainsi que ses propres estimations, le JDD est parvenu à établir une facture de 1,108 milliard d´euros… pour 5,6 millions de personnes vaccinés.
Le JDD a additionné le coût des doses de vaccin non annulées (94 millions de doses ont été commandées, 50 millions ont été annulées) : 370 millions d´euros, les 300 millions de masques de protection (150 millions d´euros), la provision d´antiviraux (20 millions), les seringues jetables et le coton (8,5 million), la campagne de publicité (5,6 million), le remboursement aux collectivités locales pour les locaux et les personnels mis à disposition (95 millions), le paiement des 10 000 vacataires (150 millions), l´envoi de 65 millions de convocations aux assurés sociaux (28 milliards), l´achat du matériel pour la réanimation (5 millions), le traitement des déchets et l´acheminement des produits (41 millions) ainsi que les dépenses liées aux consultations des médecins généralistes (145 millions). Total : 1,018 milliard d´euros. Le Nouvel Obs.com, commente cette information en rappelant que le ministère de la Santé n´a jamais effectué de chiffrage précis de la facture, qui devrait se situer selon des spécialistes du secteur, entre 850 et 1,3 milliard d´euros. Pour sa part, la ministre de la Santé avait estimé en septembre dernier, le coût de la campagne à 1,5 milliards d´euros, se partageant entre 1,1 milliard consacré à l´achat de vaccins et de masques et 450 millions dédiés aux campagnes d´information et à la rémunération des médecins et du personnel.
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Retrait progressif du dextropropoxyphène
2009-06-29
Une décision qui fait débat
L’Agence européenne d’évaluation du médicament (EMEA) a émis la semaine dernière un avis défavorable au maintien sur le marché des médicaments contenant du dextropropoxyphène (DXP). En France, l’AFSSAPS envisage le retrait progressif sur un an des spécialités concernées. Explications.
LA NOUVELLE aura surpris de nombreux patients, mais aussi la plupart des prescripteurs et pharmaciens. Depuis son annonce le 25 juin, le retrait progressif des spécialités à base de DXP semble désormais programmé. En 2004 et 2005, deux pays de l’Union européenne, la Suède et le Royaume-Uni, avaient déjà pris des mesures restrictives à l’égard des spécialités contenant du DXP. Celles-ci avaient mené au retrait progressif des médicaments concernées. Dans ces pays, de nombreux décès étaient en effet imputés à des intoxications - plus souvent volontaires qu’accidentelles - au DXP, seul ou en association. En France, où l’association DXP/paracétamol (Di-Antalvic et génériques) est commercialisée depuis 1964, le médicament avait aussi fait l’objet d’une enquête de toxicovigilance courant 2005. Mais, à l’époque, aucune des données recueillies n’avait justifié de retirer les produits.
Avis défavorable de l’EMEA.
Finalement, c’est la différence de statut des médicaments contenant du DXP dans l’Union européenne et le nombre de décès par intoxication dans certains états membres qui ont conduit la Commission européenne à demander la réévaluation du rapport bénéfice-risque des spécialités contenant l’association DXP/paracétamol. Une réévaluation dont le résultat - « avis défavorable au maintien du DXP » - est tombé jeudi dernier. Les motifs de cette décision ? Une efficacité jugée insuffisante de l’association DXP/paracétamol, par rapport au risque mortel de surdosage, et comparée à celle du paracétamol seul utilisé dans la douleur aiguë ou chronique. Autre argument clé : la marge thérapeutique du médicament est trop faible pour garantir la sécurité des patients, estime l’EMEA.
Les réserves de l’AFSSAPS.
Dans ce contexte, l’AFFSAPS a annoncé vendredi que, dès lors que l’avis de l’EMEA sera confirmé par la Commission européenne, elle organisera le retrait progressif des spécialités contenant du DXP sur une période d’un an afin de préparer le passage aux alternatives thérapeutiques. Une décision que s’impose l’instance nationale dans un souci d’harmonisation européenne. Mais qu’elle semble appliquer un peu à contrecÅ“ur… L’AFSSAPS considère en effet, « qu’il aurait été pertinent de maintenir l’AMM de ce médicament en limitant la prescription à des situations justifiant son utilisation, telles que la résistance ou l’intolérance aux antalgiques de palier I ou II. » L’agence justifie en cela une certaine exception française dans le statut du médicament. Le nombre des décès par intoxication au DXP en France se révèle moins important qu’en Suède ou au Royaume-Uni en raison de plusieurs éléments, estime l’AFSSAPS : d’une part le conditionnement français en blister et la dose maximale de DXP par boîte (600 mg) sont mal adaptés aux prises massives, d’autre part l’indication en seconde ligne d’un traitement antalgique et le classement en liste 1 du produit en limitent le champ de prescription.
Quoi qu’il en soit, rassure l’agence, « le profil de sécurité d’emploi du DXP est connu est satisfaisant dans des conditions normales d’utilisation », qui précise par ailleurs aux patients traités par DXP, « des alternatives thérapeutiques existent. Il appartiendra à votre médecin traitant de décider de la meilleure alternative thérapeutique en fonction de votre cas. ».
L’association DXP/paracétamol était en avril 2009*, en 5e place des génériques vendus dans les officines françaises.
› DIDIER DOUKHAN
Le Quotidien du Pharmacien du : 29/06/2009
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Le palmarès des bestioles les plus repoussantes
2009-03-27
LES INSECTES ne sont généralement pas les bienvenus dans les habitations. Près de sept Français sur dix ressentent ainsi du « dégoût » lorsqu’ils aperçoivent les antennes de ces bestioles dans leur maison, selon une enquête IPSOS*, réalisée pour le fabricant d’antimites Vitomit, rendue publique mardi. En particulier, celles des cafards. La petite bête - également connue sous les noms de blatte ou de cancrelat - est la plus crainte des Français. Près d’une personne interrogée sur deux la désigne même comme la plus repoussante. Les mites arrivent en deuxième position, juste devant les abeilles et les guêpes. Les araignées, qui, elles, ne sont pas des insectes, n’arrivent qu’en quatrième position. Autres persona non gratadans les habitats : les mouches, les puces, les fourmis et les punaises. En fait, le classement reflète le degré de répulsion que chacune de ces bestioles évoque. Et le trio abeilles, guêpes et araignées inspire davantage la peur que le dégoût. D’une manière générale, les petites bébêtes sont ainsi jugées antihygiéniques par 71 % des Français et sales par 63 %. Finalement, ce qu’on reproche avant tout à un insecte, c’est d’être moche comme un pou !
Lien : http://www.quotipharm.com/
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Dons de médicaments : la France pose ses règles de bonnes pratiques
2008-08-20
Les dons de médicaments à vocation humanitaire sont désormais soumis à un code de bonnes pratiques, qui assure de leur qualité, de leur durée de conservation mais aussi de leur bon usage. Un arrêté du ministère de la Santé, publié mardi au Journal officiel, précise les modalités de ces dons appelés à respecter les « principes directeurs applicables aux dons de médicaments », édités par l´OMS (Organisation mondiale de la santé).
Les médicaments doivent ainsi être valables encore une année au moins à leur arrivée dans le pays destinataire, être présentés et dosés de façon analogue aux médicaments utilisés dans le pays destinataire et provenir de « sources fiables » et « conformes aux normes de qualité du pays donateur et du pays destinataire ». Le texte indique que les dons doivent tenir compte des « besoins exprimés » et être « adaptés au profil épidémiologique du pays destinataire ». Leur utilisation doit par ailleurs être « approuvée » par le pays bénéficiaire. Sauf si le don intervient en exécution d´accords internationaux ou en conformité avec des protocoles nationaux en vigueur dans les pays destinataires, il est interdit aux distributeurs en gros à vocation humanitaire de donner des médicaments utilisés pour la prise en charge du paludisme, de la tuberculose et du VIH-Sida. En effet, des programmes spécifiques avec des financements internationaux sont prévus pour ces trois grandes endémies.
Les étiquettes doivent être libellées dans une langue comprise par les professionnels de santé du pays destinataire.
Quant au bénéficiaire, il est aussi soumis à plusieurs contraintes. Pour appuyer sa demande de dons de médicaments, il devra fournir un descriptif du personnel médical, un descriptif des conditions d´hospitalisation et de consultation de la structure sanitaire qui reçoit les dons et une attestation du responsable de cette structure s´engageant à ne pas revendre les produits. Sur place, un correspondant préalablement identifié sera responsable du contrôle du bon état des produits, de la répartition des dons, du dédouanement des produits, de l´acheminement vers les différentes structures sanitaires, de la remise des dons aux responsables de ces structures et du recueil des formulaires d´accusé de réception.
Lien : http://www.egora.fr/commun/script/winbreve.asp?newsid=47631&news_ref=851
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Des actions de poids contre l'obésité
2008-06-17
«ON EST foutu on mange trop. Mais qu'est-ce qu'on fera quand on sera gros?», chante Alain Souchon. Le médecin nutritionniste Pierre Dukan, président de l'association RIPOSTE (1), a décidé d'agir. À partir d'aujourd'hui, il lance la première Semaine nationale de prévention du surpoids. Au programme, quatre matinées de conférences dans différentes mairies d'arrondissements parisiens, auxquelles sont invités les pharmaciens (2). Récemment, c'était la filière des fruits et des légumes qui se mobilisait en organisant la quatrième édition de l'opération « Fraîch'Attitude ».
Il faut dire que la situation est particulièrement alarmante à en croire l'enquête Mona Lisa (3) dont les résultats viennent d'être rendus publics. Menée dans les départements du Bas-Rhin et de la Haute-Garonne, et dans la communauté urbaine de Lille entre 2005 et 2007, l'étude montre que 67 % des hommes et 50 % des femmes entre 35 et 74 ans présenteraient une surcharge pondérale. Quant à l'obésité, elle concernerait plus d'un homme et d'une femme sur cinq (respectivement 20,6 % et 20,8 %). Des chiffres qui révèlent «une sous-estimation» jusqu'à présent du phénomène dans l'Hexagone. Car les précédentes statistiques faisaient plutôt état d'une proportion de personnes en excès pondéral autour de 30 %, et d'adultes obèses entre 12 et 17 %. Soucieuse du problème, la ministre de la Santé souhaite notamment limiter la publicité en faveur de certains produits alimentaires dans les programmes télévisés pour enfants. Les professionnels de l'audiovisuel ne voient pas ce projet d'un bon oeil. Ils craignent notamment l'allégement de leur portefeuille. Emmanuelle Guilbart, directrice de la chaîne pour les petits Gulli, estime ainsi que le projet de Roselyne Bachelot réduirait d'un tiers son chiffre d'affaires. La ministre devra trancher entre empêcher les bambins de grossir ou mettre les télés au régime sec. C'est peut-être encore Alain Souchon qui a raison : «On nous inflige des désirs qui nous affligent, on nous prend faut pas déconner dès qu'on est né pour des cons alors qu'on est...» (4). On connaît la chanson.
> C. M.
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Le renouvellement des traitements enfin autorisé
2008-06-09
« La délivrance par procédure exceptionnelle d’une boîte supplémentaire » est née. Inscrite dans la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2007, l’autorisation de renouvellement des traitements chroniques après expiration de l’ordonnance en cours dans certaines conditions est parue au « Journal officiel » du 7 février. Une modification réglementaire qui vient légaliser et encadrer un geste souvent pratiqué par les pharmaciens.
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SONDAGE : LES FRANCAIS PLEBISCITENT LA PHARMACIE
2008-01-31
Les Français apprécient les conseils, la proximité et la sécurité apportés par les officinaux. Un sondage, réalisé par Ipsos en janvier 2008, a confirmé qu’ils ont aussi conscience des risques présentés par les médicaments qu’ils soient prescrits ou non. Cette même enquête met en évidence que les Français sont nombreux à se rendre dans les officines uniquement pour solliciter des conseils.
Article complet sur :
Lien : http://www.ordre.pharmacien.fr/Actualites/frame_news.asp?actu_id=847?lien=http://www.ordre.pharmacie
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